Plonger dans mes sensations sans regarder en arrière

Laisser les feuilles s’étirer, les fleurs éclorent

Devenir une branche parmi les branches

Laisser fondre la fine couche de métal qui me sépare

Accueillir tout, lumière, vent, chaud, froid, bruits

Basculer dans la matière

Il y a suffisamment de place en moi pour accueillir un nuage

Je me laisse habiter par le vent et la brume

Je suis un grand sac d’eau

J’ouvre mon corps aux rochers

Vertige d’une danse avec un arbre

De toute façon la plante ne pousse pas de façon aléatoire

 

For Seasons

Création 2017

Quels gestes insufflés par la nature jaillissent en nous ?

 

Spectacle-performance pour espaces naturels (forêt, jardin, parc, berge...)

Recréation in situ pour chaque nouveau lieu.

 

une proposition de et avec

Julia Dondzillo et Véronique Ray

Tout public

Durée : 1h30 

comprenant un échange avec les spectateurs

 If I were a tree

"Si le corps est invité à entrer en forêt, à se mettre au diapason, à l’écouter, à capter ses sons, ses frémissements, sa vie intérieure, extérieure, celle qui vibre à la surface de chaque feuille. Oui on s’y plonge, en un instant et sisisisisssi comme Alice on a glissé dans le trou, le terrier du lapin blanc toujours en retard, on rouvre ouvre les yeux pas seulement imprégné, mais on est devenu une part de cette forêt, éco-système fascinant, on en fait tous partie de toute façon, c’est acquis.

Puis on observe, mais pas de l’extérieur, du dedans ce qui se joue entre les corps (des danseuses/nos corps)  et de la forêt, non, il ne faut presque plus les dissocier, elles aussi, elles ont sombré, elles ont fait le saut à l’intérieur de la matière-forêt, comme le souligne ou le laisse entendre d’ailleurs le morceau entêtant qui s’immisce dans leur rêve, ne raconte-t-il pas cela « Tree song » (René Aubry), (mais oui vous l’êtes devenu, arbre, croyez-moi je l’ai vu) et leurs gestes alors ne sont plus que prolongements et caresses, (j’y reviens) car qu’est-ce que faire l’amour si ce n’est échanger d’abord par le toucher, l’échange du poids ensuite, (si vous ne l’avez pas en corps éprouvé je ne peux rien pour vous, désolé) puis de tout le reste, de tout ce dont le corps est capable (oui « on ne sait pas ce que peut un corps »)

 

Qu’est-ce que rencontrer la forêt si ce n’est ressentir le poids d’une branche sur son épaule, échanger avec elle ce qui peut l’être, tout ce qui est perçu, et puis s’y reposer, échanger son poids, et fondre, et être accueilli, car on ne peut déposer sa tête, ses mains et tout son corps sans être accueilli par la roche, par le rocher, par son volume, sa masse. La pierre, se fondre dans la pierre, à son contact."

Etienne Veillon, performer

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